Glob créatif de Barthélémy Schwartz

Archive for the ‘Ils en parlent…’ Category

nocturnes : le rêve dans la bande dessinée, catalogue de l’exposition, CIBDI, Angoulême, 2013-2014


Nocturnes. Le rêve dans la bande dessinée

nocturnes : le rêve dans la bande dessinée

De Winsor McCay (Little Nemo in Slumberland) à David B (Le Cheval blême, Les Complots nocturnes), les images de rêve foisonnent dans la bande dessinée. Pour riche qu’il soit, ce sujet n’a pourtant jamais encore été étudié comme tel. La Cité lui consacre une grande exposition anthologique, composée d’environ deux cents pièces, principalement des planches originales, mais aussi des imprimés, des agrandissements, une sculptures, un film. Elle est divisée en cinq parties : une première partie, historique, sur les précurseurs, suivie de quatre parties thématiques.

Catalogue de l’exposition Nocturnes, le rêve dans la bande dessinée, Angoulême, 20 décembre 2013 / 30 mars 2014.
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  • Une étude inédite sur les relations entre rêve et bande dessinée dirigée par un historien et théoricien de la bande dessinée bien connu.
  • Des illustrations couvrant toute l’histoire de la bande dessinée, du XIXe siècle (Rodolphe Topffer,Watt Philips) à nos jours (David B, Larcenet, etc).
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Written by barthelemybs

18 décembre 2014 at 15:54

Ann Miller, Bart Beaty, The French Comics Theory Reader (2014)


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The French Comics Theory Reader
Ann Miller, Bart Beaty,
Leuven University Press (UK)
2014

Key French-language theoretical texts on comics translated into English for the first time

The French Comics Theory Reader presents a collection of key theoretical texts on comics, spanning a period from the 1960s to the 2010s, written in French and never before translated into English. The publication brings a distinctive set of authors together uniting theoretical scholars, artists, journalists, and comics critics. Readers will gain access to important debates that have taken place among major French-language comics scholars, including Thierry Groensteen, Benoît Peeters, Jan Baetens, and Pierre Fresnault-Deruelle, over the past fifty years. The collection covers a broad range of approaches to the medium, including historical, formal, sociological, philosophical, and psychoanalytic. A general introduction provides an overall context, and, in addition, each of the four thematic sections is prefaced by a brief summary of each text and an explanation of how they have influenced later work. The translations are faithful to the originals while reading clearly in English, and, where necessary, cultural references are clarified.

Contributors
Jan Baetens, † Gérard Blanchard, Luc Boltanski, Sylvain Bouyer, Philippe Capart, Erwin Dejasse, Pierre Fresnault-Deruelle, † Jean-Claude Glasser, Thierry Groensteen, Manuel Hirtz, † Francis Lacassin, Bruno Lecigne, Pascal Lefèvre, Jean-Christophe Menu, Harry Morgan, Pascal Ory, Benoît Peeters, Jacques Samson, Barthélémy Schwartz, Michel Serres, Thierry Smolderen, Pierre Sterckx, Jean-Pierre Tamine, Serge Tisseron.

Une traduction en anglais du texte De la misère, paru dans Controverse en 1986, est reprise dans cette anthologie critique des articles et théories sur la bande dessinée publiés en France.

http://upers.kuleuven.be/en/book/9789058679888

Written by barthelemybs

16 juillet 2014 at 16:12

Le mouvement situationniste, une histoire intellectuelle, de Patrick Marcolini (L’ÉCHAPPÉE,


Le mouvement situationniste
Une histoire intellectuelle

Patrick Marcolini

340 pages | 16,5 x 22 cm
22 euros | isbn 978-2-9158303-7-8
L’Échappée, 2012.

« Dans les années 1960 et 1970, partout dans le monde, des révoltes éclatent contre l’emprise grandissante de la marchandise et de l’État sur tous les aspects de la vie. Les situationnistes ont contribué à forger les outils critiques de ce soulèvement généralisé, aux côtés d’intellectuels et de groupuscules influencés par le marxisme et l’anarchisme. Mais à la différence de ces derniers, ils ne venaient pas tant du mouvement ouvrier que des avant-gardes artistiques du XXe siècle : Dada, le surréalisme, le lettrisme. Artistes en rupture de ban, mi-rebelles mi-voyous, les situationnistes s’étaient réunis sur la base d’un programme radical : le refus des conditions de vie faites à l’homme moderne, aussi bien dans les sociétés capitalistes avancées que dans les régimes dits communistes, et la volonté d’expérimenter de nouvelles formes d’existence et de communauté en rupture avec l’ordre établi.

Ce livre analyse avec précision les racines culturelles des théories et des pratiques situationnistes. Il explore également leur postérité diverse et souvent contradictoire : entre récupération et radicalisation, du côté des intellectuels postmodernes ou de l’art contemporain, chez les stratèges du pouvoir néocapitaliste comme dans les rangs des révoltés d’aujourd’hui. »

 (L’éditeur)

Written by barthelemybs

18 décembre 2012 at 15:42

Dorénavant / dorénaprès


Entretien de Jean-Christophe Menu et Barthélémy Schwartz, publiée dans l’Eprouvette n°2 (2006), autour de l’aventure de Dorénavant : une revue avant-gardiste en bande dessinée (1986-1989)

Jean-Christophe Menu – Qu’as-tu pensé en découvrant le n°1 de L’Eprouvette où était citée et développée l’aventure Dorénavant pour la première fois depuis des années?eprouvette2

Barthélémy Schwartz – De l’étonnement d’abord. Qu’on parle de Dorénavant en bande dessinée, c’est plutôt nouveau, j’étais plutôt habitué à ce que l’expérience soit occultée. Cela a été aussi un retour un peu brutal sur une aventure ancienne, tu sais que j’ai pris mes distances avec la bande dessinée plus ou moins après Labo, [1990] j’ai cessé de suivre, après, ce qui se faisait en bande dessinée, même si j’ai continué à m’intéresser au langage de la bande dessinée, à travers le collage par exemple. Je voulais passer à autre chose. Aussi y revenir d’un coup, aujourd’hui, cela me fait une impression un peu étrange. En même temps, il y a quelque chose d’intéressant, avec Dorénavant j’ai toujours eu l’impression d’être dans une sorte de «décalage temporel» en bande dessinée, cela m’intéresse, puisqu’on revient sur Dorénavant, de confronter ce qui a été fait avec aujourd’hui, en quoi c’est actuel ou au contraire dépassé. D’où mes grandes interrogations quand tu m’as envoyé le n°1 de L’Eprouvette, tout cela est remonté d’un seul coup !

Qu’est-ce qui t’a amené à revenir sur Dorénavant ? Et surtout, pourquoi après avoir privilégié l’aspect création dans L’Association, ce besoin pour toi aujourd’hui, avec L’Eprouvette, d’un retour à la réflexion et à la critique en bande dessinée?

JCM – Je pense que c’est un mélange de choses qui a fait apparaître ce retour de la critique dans mes préoccupations: des raisons personnelles (le tournant de la quarantaine, une remise en perspective de mon parcours, le fait que je doive terminer un Doctorat d’Arts Plastiques commencé il y a plus de quinze ans, un déménagement qui me permet d’avoir de nouveau accès à certaines archives … ); et des raisons extérieures, essentiellement le point d’orgue où en est arrivé le système de récupération-vulgarisation de ce que L’Association a contribué à faire exister depuis 1990. De toute évidence, depuis 2003-2004, on assiste au bouclage d’un cycle : la machine de la grosse édition-diffusion a intégré et digéré notre «alternative», et en arrive (en ayant incorporé tout ce qu’on lui opposait!) au même point de surproduction et de confusion que ce que nous avions connu à nos débuts à la fin des années 80. L’indigence et la médiocrité du microcosme BD n’ont pas disparu entre 1990 et 2003 (loin de là) mais on pouvait s’en tenir à l’écart. Le mouvement globalisant pour tout réincorporer dans une «BD» comme entité abstraite et pseudo-œcuménique nous remet malgré nous en position de réaction et d’opposition. Ajouté à cela quelques détails qui ne sont pas passés, et voilà le paysage dans lequel on rouvre l’armoire aux vieux fusils rouillés … Voilà comment j’ai d’abord écrit Plates-bandes, puis comment face à une prise de conscience assez large et encourageante, s’est créée L’Éprouvette. D’emblée, L’Éprouvette s’est retrouvée liée aux prises de position polémiques pré-Association de la fin des années 80 (Lynx, Globol, Labo), qui dans mon esprit et mon souvenir devaient beaucoup aux expériences Controverse et Dorénavant. Par ailleurs, il y avait STP, que je crois tu ne connaissais pas mais qui dix ans plus tôt élaborait des réflexions similaires. J’ai trouvé intéressant de tenter un panorama de ce qui avait alors parfois été appelé «ultracritique» (par Thierry Groensteen, notamment).

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Ces poètes seront


Ce texte a été publié en 1987 dans Dorénavant n°6 ; puis repris dans le dossier consacré à la revue dans l’Eprouvette n°2 (Association, 2006).

Nous ne parlons pas pour les contemporains mais pour les générations à venir, plus riches en enseignement que nous, gestalt theorieplus sévères, plus conséquentes. Durant toutes ces années, nous aurons eu le mérite d’exister, cela n’aura pas été une mince victoire. Notre principal mérite aura moins été de nous faire entendre à tout prix que de nous faire comprendre, nous ne pouvions qu’être sévères envers les entreprises de falsification quelles que soient leurs formes particulières. Notre style aura été définitif par nécessité. Terroristes, nous aurons été, malgré tout, de bien courtois « terroristes » dans le territoire des mickey-cancans, comparés à d’autres autrement plus redoutables dans des territoires autrement plus engageants. Qu’on se rassure, les générations futures n’auront plus besoin des ambages qui nous auront été nécessaires et seront bien plus admirables que nous l’aurons été durant ces courtes années.

Notre démarche aura été essentiellement historique. Ô mon amie, crains qu’un jour un train ne t’émeuve plus. Nous n’aimons pas assez la joie de voir les choses neuves. Nous aurons eu tout à prouver, notre innocence et notre stratégie, nous ne pouvions qu’aller très vite ou ne pas exister. Nous étions pressés par le temps. La bande dessinée nous intéressait comme langage, et le langage a toujours été la seule chose qu’il y ait eue vraiment de passionnante au monde.

Les mots ont souvent l’âge de ceux qui les choisissent.
Edmond Jabès, je te salue

Dans ma rue, je crois tenir les mots en laisse, ce n’est jamais un chien que je promène. T’es-tu demandée ce que tu ferais, au matin, si ouvrant ta fenêtre, tu n’apercevais autour de toi que la mer? Ta pensée t’abuse. Seul un noyé sait parler du fleuve.

À cette époque, la bande dessinée s’exprimait si mal qu’il était véritablement nécessaire de réapprendre à parler. Ce fut notre premier travail. Nous ne voulions pas parler le langage des autres afin de ne pas exprimer leurs idées. On comprend dès lors que nous ayons eu très peu d’ouvrages à lire. Notre sentiment était d’écrire Alcools à une table de parnassiens.

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Written by barthelemybs

10 juin 2009 at 17:28

73 notes sur la bande dessinée


Ces notes ont été (re)publiées dans L’Eprouvette n°2 (L’Association, 2006), et préalablement dans la revue avant-gardiste Dorénavant en 1986 et dans Labo n°1 (Futuropolis, 1990) – cf. fin de cet article.eprouvette2
– 1 –

« Ton public n’est ni le public des livres, ni celui des spectacles, ni celui des expositions, ni celui des concerts, tu n’as à satisfaire ni le goût littéraire, ni le théâtre, ni le pictural, ni le musical. » Robert Bresson, Notes sur le cinématographe)

Le texte d’une bulle n’est pas le son de la parole.

Une bande dessinée qui n’est que la bande dessinée d’un film à réaliser n’est qu’un story-board.

Un auteur de bande dessinée qui fait des story-boards est un bédécinéaste.

Alors qu’on a appelé musique : le son-mélodique-articulé, littérature : la narration-écrite, et cinéma : les images-en-mouvement-simultané, la bande dessinée n’a pas de nom.

La bande dessinée, c’est une image globale formée d’images locales.

Un story-board, parce qu’il n’est qu’une série d’images cinématographiques figées, n’est pas encore de la bande dessinée, mais du cinéma non articulé.

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Written by barthelemybs

25 avril 2009 at 12:54

Reading Bande Dessinée: Critical Approaches to French-language Comic Strip, d’Anne Miller (Intellect, 2007)


Now Available
Price £25, $35.5
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« The increasing popularity of bande dessinée, or French-language comic strip, means that it is being established on university syllabuses worldwide. Reading Bande Dessinée provides a thorough introduction to the medium and in-depth critical analysis with focus on contemporary examples of the art form, historical context, key artists, and themes such as gender, autobiography and postcolonial culture.

Miller’s groundbreaking book demonstrates exactly why bande dessinée is considered to be a visual narrative art form and encourages the reader to appreciate and understand it to the best of their abilities. Miller also provides the terminology, framework and tools necessary for study, highly relevant to current curriculum and she creates a multi-disciplinary, comprehensive approach to the subject matter.

Reading Bande Dessinée draws from analytical viewpoints such as narratology, cultural studies and gender studies to illuminate the form fully, examining how it can be seen to undermine mythologies of national and cultural identity, investigating the satirical possibilities and looking at how the comic strip may contest normative representations of the body according to gender theories. This volume explores the controversy surrounding the comic strips in contemporary French society and traces the historical and cultural implications surrounding the legitimization of bande dessinée.

With the growing academic readership of bande dessinée this book proves to be an invaluable analysis for scholars of the postmodern narrative art.

Reading Bande Dessinée is also an essential resource for anyone interested in the cultural context, visual and narrative meaning and intricacies of the art form. »

(l’editeur)

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