Benjamin Péret en mai 68…

« Benjamin Péret a été le parent des convoyeurs de taupes, militants politiques pour la plupart, qui creusent les pistes de la critique sociale à l’écart des bruits culturels, et dont les traces d’existence se réduisent aux non-dits de l’histoire. Le poète surréaliste a partagé avec ces habitués de l’obscurité une commune part d’effacement sociale. Péret pensait que la charge utopique de la poésie véritable s’amenuisait durant les périodes d’atonie sociale mais qu’inversement elle se ressourçait dans les périodes d’agi­tation. Il aurait été heureux d’apprendre qu’en Mai 68 de jeunes Parisiens occuperont le lycée Condorcet en bapti­sant leur salle de débats improvisés : « Benjamin Péret* ». Hommage spontané d’une jeunesse enragée au poète de Je ne mange pas de ce pain-là et de Je sublime. »

Benjamin Péret, l’astre noir du surréalisme, Libertalia, 2016 :
http://www.editionslibertalia.com/catalogue/hors-collection/benjamin-peret-l-astre-noir-du-surrealisme

 

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