Glob créatif de Barthélémy Schwartz

Archive for avril 2009

OGM, clonage, technologies de l’information… Le présent néo-technologique sans critique (OT n°8, 2001)


(publié dans Oiseau-tempête n°8 (2001)

otEn quatre ans, de 1996 à 2000, la surface consacrée à la culture transgénique dans le monde est passée de 1.7 à 44.2 millions d’hectares ; déjà, le poids des OGM dans la culture mondiale du soja est de 36 % du total des cultures, dans le coton 16 %, dans le colza 11 % et dans le maïs 7 % (1).

Les nouvelles technologies, dont les OGM ne sont qu’une des applications particulières, modifient de façon vertigineuse notre mode de vie depuis quelques années et leurs conséquences, partiellement perceptibles, font peur. Elles donnent du développement capitaliste une image barbare que d’ordinaire les différents instruments de maquillage idéologique s’efforcent de modifier dans un sens acceptable et attrayant.

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Contre-Attac: du leurre sur toast (OT n°8, 2001)


(publié dans Oiseau-tempête n°8, 2001)

Un conflit entre économistes
concurrents : Attac et les libéraux

Opposée à la politique libérale de non intervention étatique dans l’économie (et donc à la politique de démantèlement des moyens de l’État) qui favoriserait l’essor du capital spéculatif, Attac milite inversement pour une politique d’intervention de l’État et de contrôle des marchés pour freiner le capital spéculatif et relancer l’investissement du capital productif. Attac réactualise, ainsi, les théories interventionnistes de Keynes, mais sans analyser les raisons de leur échec. Les mesures keynésiennes devaient servir, dans un premier temps, à relancer l’expansion capitaliste pour redonner, dans un second temps, leur primauté aux mécanismes du marché ; dans les faits, ces mesures ont dû être maintenues pendant près de trente ans, pour finalement aboutir non pas au retour d’une expansion sans l’aide de l’État, mais au retour de la crise. Attac dénonce également la domination du capital financier, mais sans analyser ce que celui-ci implique. Pour le social-démocrate Hilferding, on avait affaire à l’avènement d’une nouvelle phase du développement capitaliste caractérisée par le contrôle du capital industriel par le capital bancaire. Hilferding voyait dans l’avènement du capital financier une étape vers la socialisation de la production, et dans l’expropriation de ce capital par l’État un passage au socialisme, d’où l’importance du contrôle des capitaux financiers par les états (1).

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73 notes sur la bande dessinée


Ces notes ont été (re)publiées dans L’Eprouvette n°2 (L’Association, 2006), et préalablement dans la revue avant-gardiste Dorénavant en 1986 et dans Labo n°1 (Futuropolis, 1990) – cf. fin de cet article.eprouvette2
– 1 –

« Ton public n’est ni le public des livres, ni celui des spectacles, ni celui des expositions, ni celui des concerts, tu n’as à satisfaire ni le goût littéraire, ni le théâtre, ni le pictural, ni le musical. » Robert Bresson, Notes sur le cinématographe)

Le texte d’une bulle n’est pas le son de la parole.

Une bande dessinée qui n’est que la bande dessinée d’un film à réaliser n’est qu’un story-board.

Un auteur de bande dessinée qui fait des story-boards est un bédécinéaste.

Alors qu’on a appelé musique : le son-mélodique-articulé, littérature : la narration-écrite, et cinéma : les images-en-mouvement-simultané, la bande dessinée n’a pas de nom.

La bande dessinée, c’est une image globale formée d’images locales.

Un story-board, parce qu’il n’est qu’une série d’images cinématographiques figées, n’est pas encore de la bande dessinée, mais du cinéma non articulé.

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Written by barthelemybs

25 avril 2009 at 12:54

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