Articles Tagués ‘Oiseau-tempête’
Tous contre Godzilla ! (OT n°4, 1998)
(Publié dans Oiseau-tempête n°4, 1998)
À Hollywood, les professionnels du cinéma-spectacle travaillent à préparer les regards aux images chocs des gestions
répressives des graves crises sociales, que tout annonce mais qu’on ne voit pas encore apparaître dans les métropoles occidentales. Le film Godzilla (1) raconte, ainsi, l’histoire d’un dinosaure réapparu à notre époque, qui se réfugie à New York. La population entière de Manhattan est évacuée par l’armée américaine, qui envoie ses forces principales affronter le monstre, transformant ainsi New York en un immense champ de bataille. Godzilla incarnant le mal absolu, il est facile, derrière la métaphore, de remplacer la forme incarnée par le « mal » par une autre, pour aboutir sans effort à la mise en spectacle d’une guerre civile urbaine plus qu’à celle d’une guerre classique contre un ennemi extérieur.
OGM, clonage, technologies de l’information… Le présent néo-technologique sans critique (OT n°8, 2001)
(publié dans Oiseau-tempête n°8 (2001)
En quatre ans, de 1996 à 2000, la surface consacrée à la culture transgénique dans le monde est passée de 1.7 à 44.2 millions d’hectares ; déjà, le poids des OGM dans la culture mondiale du soja est de 36 % du total des cultures, dans le coton 16 %, dans le colza 11 % et dans le maïs 7 % (1).
Les nouvelles technologies, dont les OGM ne sont qu’une des applications particulières, modifient de façon vertigineuse notre mode de vie depuis quelques années et leurs conséquences, partiellement perceptibles, font peur. Elles donnent du développement capitaliste une image barbare que d’ordinaire les différents instruments de maquillage idéologique s’efforcent de modifier dans un sens acceptable et attrayant.
Contre-Attac: du leurre sur toast (OT n°8, 2001)
(publié dans Oiseau-tempête n°8, 2001)
Un conflit entre économistes
concurrents : Attac et les libéraux
Opposée à la politique libérale de non intervention étatique dans l’économie (et donc à la politique de démantèlement des moyens
de l’État) qui favoriserait l’essor du capital spéculatif, Attac milite inversement pour une politique d’intervention de l’État et de contrôle des marchés pour freiner le capital spéculatif et relancer l’investissement du capital productif. Attac réactualise, ainsi, les théories interventionnistes de Keynes, mais sans analyser les raisons de leur échec. Les mesures keynésiennes devaient servir, dans un premier temps, à relancer l’expansion capitaliste pour redonner, dans un second temps, leur primauté aux mécanismes du marché ; dans les faits, ces mesures ont dû être maintenues pendant près de trente ans, pour finalement aboutir non pas au retour d’une expansion sans l’aide de l’État, mais au retour de la crise. Attac dénonce également la domination du capital financier, mais sans analyser ce que celui-ci implique. Pour le social-démocrate Hilferding, on avait affaire à l’avènement d’une nouvelle phase du développement capitaliste caractérisée par le contrôle du capital industriel par le capital bancaire. Hilferding voyait dans l’avènement du capital financier une étape vers la socialisation de la production, et dans l’expropriation de ce capital par l’État un passage au socialisme, d’où l’importance du contrôle des capitaux financiers par les états (1).
radical, agissant essentiellement dans le domaine de la culture et de la vie quotidienne, se présentant comme laboratoire d’expériences radicales dans le domaine du sensible, à partir duquel sont discutés les projets utopiques qui détermineront, en partie, la société future non capitaliste.
r le patronat, l’État, les partis de gauche et les syndicats, celle-ci n’a retenu des grèves de mai-juin 36 que les "acquis sociaux" du Front populaire. Pourtant, ceux-ci n’ont été que les concessions nécessaires du gouvernement de Blum à la répression du plus grand mouvement social de l’entre-deux guerres. La réédition de Front populaire, révolution manquée de Daniel Guérin 

