Glob créatif de Barthélémy Schwartz

Archiver dans la catégorie ‘Ceci n'est pas une bande dessinée

Ceci n’est pas une bande dessinée (004)


Serenade
David Hockney
(suite « Blue Guitar », 1976)

Ici, nous avons une “bande dessinée” composée de quatre images. L’architecture des images a une forme d’étagère. Sur chacun des plateaux, il y a des images dont chacun des éléments est devenu autonome, quittant le périmètre des deux dimensions pour se promener “sur” l’image comme sur une surface plane et dure.

Si on change l’architecture des images, et qu’on réintègre les éléments dans chacune des images dans la dimension propre au dessin, on obtient une autre sorte de “bande dessiné” (cf. image ci-dessous). Plus conventionnelle, finalement.

Rédigé par barthelemybs

1 février 2010 à 14:26

Ceci n’est pas une bande dessinée (003)

Blue Guitar - David Hockney

In a Chiaroscuro
David Hockney
(suite “Blue Guitar”, 1976)

Voyez « In a Chiaroscuro » de David Hockney, c’est une “bande dessinée” en trois dimensions.

Sur la face gauche, il y a une image au motif abstrait ; sur le dessus : une autre dont les éléments sont devenus autonomes et dansent en relief sur la surface plane au lieu de s’y intégrer comme dans un dessin (cf. croquis n°1 ci-dessous) ; enfin, au premier plan, une image qui s’est transformée en scène de théâtre, un personnage s’y promène qui va bientôt marcher sur le tapis.

croquis explicatif

Mais si on met tout à plat, comme dans une architecture de bande dessinée, on obtient une “bande dessinée” dont le sens reste cependant une enigme.

croquis explicatif

Rédigé par barthelemybs

29 janvier 2010 à 12:38

La bande dessinée comme dynamique

C’est la dynamique juxtaposition-relation d’images / rapport texte-image, avec l’ensemble des possibilités d’expression que cela permet, qui m’a toujours intéressé en bande dessinée. Davantage ses possibles que ses réalisations, d’ailleurs. Avec le temps, je me rends compte que je suis aussi sensible à un certain matter of fact propre à la bande dessinée (au sens de Deleuze à propos de Bacon). Ceci sans nostalgie. Tout ceci dépasse de loin la simple matérialité de la bande dessinée (encre et papier). S’inquiéter de savoir si ce dispositif relève de l’art (diptyque, triptyque…) ou de la bande dessinée est étranger à ma démarche. Je ne cherche pas à établir des séparations entre les « territoires » de l’expression, je m’intéresse au contraire aux lieux de passage, aux échanges. Quelque chose d’hybride émerge de la bande dessinée qui en fait sa richesse et sa singularité.

Rédigé par barthelemybs

19 janvier 2010 à 14:33

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Ceci n’est pas une bande dessinée (002)

Vu sur le site de Seconde main : illustration de George Cruikshank (1792-1878) pour Jack Sheppard de William H. Ainsworth (London: R. Bentley, 1839).

Rédigé par barthelemybs

18 décembre 2009 à 12:44

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Ceci n’est pas une bande dessinée (001)

Concours du double acrostiche


Vu sur le site de Seconde main.

D’autres possibilités de dialogue ici : Agence Eureka.

Rédigé par barthelemybs

18 décembre 2009 à 09:34

Magritte théoricien de la bande dessinée ?

René Magritte est sans doute un grand théoricien par défaut du langage de la bande dessinée. Bien sûr, comme Pierre Alechinsky, le peintre surréaliste ne se souciait pas de bande dessinée dans ses créations. Il s’intéressait à Fantomas, comme la plupart des surréalistes belges, mais rien n’indique qu’il lisait des bandes dessinées. Hergé n’est pas cité dans sa correspondance. Pourtant ses explorations langagières (rapport d’images, rapport image / texte) sont toujours une source d’étonnement. Vu sous cet angle, Magritte va très loin, très au-delà des limites que les dessinateurs de bande dessinée osent franchir habituellement. Car c’est peut être cela qui a toujours manqué en bande dessinée, une aventure, des risques à prendre.

Si Alechinsky a une approche essentiellement poétique et picturale, chez Magritte l’important c’est la théorie des images : le rapport au sens et la déstabilisation de la représentation du réel. L’homme au chapeau (1928) ; La clef des songes (1930) ; Le symbole dissimulé (1928) ; Les 8 éléments (1928) ; L’espoir (1928) ; L’arc en ciel (1948), sont autant d’explorations magrittiennes (par défaut) de la bande dessinée. deux-trois exemples ci-dessous.

Rédigé par barthelemybs

2 octobre 2009 à 10:30

Des sculptures qui sont des bandes dessinées

“On verra qu’en étendant cette notion de l’image à celle de territoire, on peut esquisser le rapport que la bande dessinée peut entretenir avec la sculpture. Il y aura des sculptures qui seront de la bande dessinée.” (BS, “73 notes sur la bande dessinée“, revue Dorénavant, repris in L’Eprouvette n°2, 2006)

Il y aura des sculptures qui seront de la bande dessinée” : Markus Raetz le prouve. Selon le point de vue du spectateur, ses sculptures changent de forme. Vue d’un angle, telle sculpture est un lapin, vue d’un autre c’est un chapeau.

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Rédigé par barthelemybs

18 août 2009 à 17:42

“Il y aura des bandes dessinées qui seront des sculptures”

“On verra qu’en étendant cette notion de l’image à celle de territoire, on peut esquisser le rapport que la bande dessinée peut entretenir avec la sculpture. Il y aura des sculptures qui seront de la bande dessinée.” (“73 notes sur la bande dessinée“, revue Dorénavant, repris in L’Eprouvette n°2, 2006)

Il y aura des sculptures qui seront de la bande dessinée” : Markus Raetz le prouve. Selon le point de vue du spectateur, ses sculptures changent de forme. Vue d’un angle, telle sculpture est un lapin, vue d’un autre c’est un chapeau.

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Plus d’infomation sur Markus Raetz (pdf)

Rédigé par barthelemybs

7 juillet 2009 à 15:08

John Heartfield et la bande dessinée

Un genre se définit par les interdits qu’il lève, non par ceux qu’il maintient. Ce n’est pas parce que le roman-photo a figé dans le marbre de gare le principe d’une « bande dessinée » non dessinée mais photographique, qu’il a épuisé le sujet. On le voit avec Kleiner Preisausschreiben, un collage de John Heartfield réalisé en 1931, à une époque où Dada n’était plus qu’un souvenir.

Rédigé par barthelemybs

28 avril 2009 à 11:03

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Que fait Franz Masereel si loin de la bande dessinée ?

Que fait Franz Masereel (1889-1972) si loin de la bande dessinée alors que ses « histoires sans paroles » ont tout pour intéresser quiconque recherche une approche non restrictive du langage ? Une narration linéaire déclinée selon une composition linéaire (chaque image est une page), sans texte et donc sans « bulles ». Il était pacifiste et politiquement engagé, son œuvre s’est diffusée dans les milieux favorables à la contestation de l’ordre établi, lui-même a milité dans les milieux révolutionnaires de son époque. C’est sans doute la principale raison de son éclipse en bande dessinée, un genre si souvent propret, bien pensant et positif (au sens de respectueux de ce qui est).

Rédigé par barthelemybs

20 avril 2009 à 15:43

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