Glob créatif de Barthélémy Schwartz

L’équité a bon dos (OT n°10, 2003)

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(Publié dans Oiseau-tempête n°10, 2003)

otDaniel Lindenberg analyse dans son livre, Le Rappel à l’ordre, enquête sur les nouveaux réactionnaires  (1) une tendance visible en France, presque banalisée depuis quelques années, d’une remise en cause des valeurs démocratiques. Par « démocratie », il entend la société actuelle ; précisons, ici, qu’il s’agit du régime démocratique du capitalisme d’économie mixte aujourd’hui en crise. « Le 21  avril 2002  (2), écrit-il, a emporté bien des certitudes. N’y voir qu’un effet du discrédit des élites, comme le font beaucoup ces derniers temps, c’est non seulement faire le jeu des populismes qui ont aujourd’hui le vent en poupe en Europe, mais aussi ignorer la puissance corrosive des idées qui s’affirment et que traduit le retour de thèmes aux saveurs un peu oubliées : l’ordre, l’autorité, la restauration des valeurs, le ‘‘peuple réel” (souvenons-nous un instant du “pays réel” de Charles Maurras), voire le culte des racines et des identités constituées. Autant de figures qui renvoient en réalité à une méfiance de plus en plus marquée à l’égard de la démocratie, de l’État de droit et des fondements d’une “société ouverte” au moment même où on les croyait durablement installés dans les esprits. […] Exit l’État de droit, retour à l’État-Léviathan comme ultime recours devant le spectre de la “guerre de tous contre tous”. Tel serait le programme du “siècle qui naît”. »

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Rédigé par barthelemybs

4 novembre 2009 à 19:14

Ce salaud de traître ne vivra pas assez longtemps pour baver !

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Rédigé par barthelemybs

21 octobre 2009 à 12:38

Et un quart de seconde après

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Rédigé par barthelemybs

21 octobre 2009 à 12:31

The melody haunts my reverie

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Rédigé par barthelemybs

20 octobre 2009 à 17:53

Feu !

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Rédigé par barthelemybs

20 octobre 2009 à 17:00

Bombardement

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Rédigé par barthelemybs

20 octobre 2009 à 16:02

Magritte théoricien de la bande dessinée ?

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René Magritte est sans doute un grand théoricien par défaut du langage de la bande dessinée. Bien sûr, comme Pierre Alechinsky, le peintre surréaliste ne se souciait pas de bande dessinée dans ses créations. Il s’intéressait à Fantomas, comme la plupart des surréalistes belges, mais rien n’indique qu’il lisait des bandes dessinées. Hergé n’est pas cité dans sa correspondance. Pourtant ses explorations langagières (rapport d’images, rapport image / texte) sont toujours une source d’étonnement. Vu sous cet angle, Magritte va très loin, très au-delà des limites que les dessinateurs de bande dessinée osent franchir habituellement. Car c’est peut être cela qui a toujours manqué en bande dessinée, une aventure, des risques à prendre.

Si Alechinsky a une approche essentiellement poétique et picturale, chez Magritte l’important c’est la théorie des images : le rapport au sens et la déstabilisation de la représentation du réel. L’homme au chapeau (1928) ; La clef des songes (1930) ; Le symbole dissimulé (1928) ; Les 8 éléments (1928) ; L’espoir (1928) ; L’arc en ciel (1948), sont autant d’explorations magrittiennes (par défaut) de la bande dessinée. deux-trois exemples ci-dessous.

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2 octobre 2009 à 10:30

Deux commentaires sur Escher (1/2)

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Rédigé par barthelemybs

9 septembre 2009 à 18:02

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Deux commentaires sur Escher (2/2)

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D’autres images ici

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8 septembre 2009 à 17:56

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Où en est-on avec le mensonge moderne de masse ? (OT n°9, 2002)

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(Publié dans Oiseau-tempête n°9, 2002)

otDu « spectacle », Guy Debord disait qu’il «  n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social  (1) entre des personnes, médiatisé par des images  » ; qu’il «  ne peut être compris comme l’abus d’un monde de la vision, le produit des techniques de diffusion massives des images. Il est bien plutôt une Weltanschauung devenue effective, matériellement traduite. [C’est-à-dire] une vision du monde qui s’est objectivée  ». De sorte que la critique des moyens du « spectacle » n’a de sens que si ce dernier est concrètement situé dans la société capitaliste. C’est pour ces raisons qu’il voyait dans le spectacle «  l’affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production  » et «  le modèle présent de la vie socialement dominante(2)  ». C’est le rôle du spectacle de travestir la nature capitaliste des rapports sociaux et, à l’intérieur de la division du travail, aux intellectuels spécialistes de toute sorte (journalistes, philosophes, experts, scientifiques, universitaires, sociologues, écrivains, artistes, etc.) d’élaborer les discours et les grilles de perception mentale qui permettront d’expliquer ces rapports sociaux en faisant abstraction de leur nature capitaliste. C’est-à-dire permettre à chacun d’avoir une opinion sur tout, sauf sur l’essentiel.

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Rédigé par barthelemybs

8 septembre 2009 à 13:25